Monday, October 8, 2012

Midnight in Paris ou la Double Imposture.





Tout avait si bien commencé, on marchait un soir dans une rue de Stockholm toute mignonne avec une amie (française elle aussi), il pleuvait un peu, et nous flânions bras dessus bras dessous, sous le même parapluie, quand une très grosse averse à éclaté. Nous avons décidé de la braver, mais une énorme rafale de vent et de pluie nous a littéralement plaquées contre la vitre d'un cinéma de quartier qui faisait l'angle.
Sans réfléchir nous nous sommes précipitées à l'intérieur, toutes sonnées et dégoulinantes, pour nous retrouver sous l'affiche de Midnight in Paris, avec l'horaire qui indiquait une séance dans 10mn.
Nous nous sommes regardées, tu l'as vu? Non, toi? Non, shall we? Ecoute ça me parait de circonstance, il semble que nous soyons déjà dans un Woody Allen!
Nous avons pris place dans une salle remplie de suédois donc, toutes émues de cette coïncidence pluvieuse qui nous avait poussées vers ce moment cinématographo-romantique improvisé..
Et puis le film a commencé, et après environ 16 clichés de base sur Paris, auxquels nos voisins suédois réagissaient à grand coup de Ohhh et Ahhhh émerveillés, nous sommes passées de déçues, à limite mal à l'aise.. Mon amie, parisienne d'origine, se crispait sur son fauteuil.
Pendant ce film, j'ai pensé à une autre amie parisienne qui m'expliquait que c'était simple de prendre le métro, et que non ça ne faisait pas peur comme les provinciaux le pensaient, et qu'il suffisait simplement de ne jamais rester au même endroit, de bouger tout le temps, mais jamais au bord du quai, de préférence dos au mur si tu peux, et d'être toujours au fait de qui tu as devant toi, derrière toi, et de chaque coté..
J'ai pensé à Carla Bruni, et me suis demandée comment elle s'était achetée ce rôle inutile, j'ai eu envie de regarder ailleurs pendant ses scènes..
J'ai pensé à quel point j'exècre entendre des français parler anglais, encore plus dans les films, où ils forcent leur accent pour faire plus typique.
L'apparition de Gad Elmaleh a fait bondir mon amie de révolte. Elle pointait l'écran de la main, avec un air de "nan mais on rêve là!"
Et puis la fin, où bien sûr il retrouve la fille des puces, et ils se baladent au bord de la Seine, what else?
Fin qui a ému nos suédois, qui ont chaleureusement applaudi! (Au secours)
La salle s'est rallumée sur leur visage ravi.. ils commentaient déjà leur scènes préférées, et nous, enfoncées dans nos fauteuils, comme deux imposteuses, on s'est senties bien stupides, d'être allées voir un film à touristes! 

2 comments:

rachael said...

i loved this movie.. i had no idea what i was in for before i saw it. it was awesome to see their representations of all those historical figures!


rachael

Stork Postman said...

Ecoute je ne l'ai pas vu mais à l'avoir non-aimé comme ça, tu me donnes envie de le voir, pour voir ! ;-)